De l’eau pour les rizicultrices et riziculteurs au Togo

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En bref


Dans le village togolais d’Amegnran, un groupement de rizicultrices et riziculteurs s’est créé avec l’appui du Secaar. Une partie des bas-fonds du village a été aménagée pour la culture du riz ; et des formations et un suivi ont été assurés par le Secaar. Et les résultats sont encourageants. Toutefois, les rendements restent encore faibles, surtout à cause du manque d’eau à certaines périodes critiques pour les cultures. L’objectif est de construire un forage équipé d’une pompe solaire. Cette installation fournira aux rizicultrices et riziculteurs un apport en eau essentiel et permettra d’améliorer leurs conditions de vie.


Contexte


La zone du projet est située à 80km au sud-ouest de Lomé, la capitale du Togo, dans le village d’Amegnran. La région connaît une très forte dégradation de l’environnement, essentiellement due à la surexploitation des sols, conséquence de la forte démographie et des mauvaises pratiques agricoles (utilisation excessive d’engrais chimiques et de pesticides, monocultures, etc.). L’agriculture vivrière (maïs et manioc) constitue l’activité de la majorité de la population du village. Toutefois, des alternatives existent, notamment dans les bas-fonds propices à la culture du riz.


Un forage et une pompe solaire


Le projet vise à ce que l’eau soit toujours disponible en quantité suffisante pour la culture du riz dans le village d’Amegnran. Il s’agit de doter le groupement des rizicultrices et riziculteurs d’un forage avec une pompe à énergie solaire pour irriguer une parcelle aménagée de deux hectares. Cette infrastructure leur fournira un appoint d’eau pendant les périodes sensibles de la culture du riz.


Grâce à une formation donnée par le Secaar, le rendement du riz produit est passé de 2.5 à 3 tonnes par hectare entre 2013 et 2015, malgré la faible pluviométrie dans la zone. Toutefois, l’insuffisance d’eau à certaines périodes cruciales empêche un meilleur rendement des rizicultures. Cette situation ne permet pas aux riziculteurs, en majorité des jeunes et des femmes, de mieux valoriser le potentiel de production de ces bas-fonds et de vivre décemment du fruit de leur travail.


Pour qui ?


Les membres du groupement rizicole d’Amegnran sont les bénéficiaires directs de ce projet. Ce groupement compte actuellement 13 personnes. Plus largement, les familles de ces personnes, ainsi que les membres de cinq autres groupements rizicoles bénéficieront également du projet.


Avec qui ?


DM-échange et mission est l’œuvre des Églises protestantes romandes pour des projets de mission, de formation et de développement en partenariat avec des Églises et ONG dans treize pays du Sud. Engagé dans le soutien à des projets et l’échange de personnes, DM-échange et mission collabore avec des partenaires de qualité, dans un lien de confiance et de respect mutuel.


Le partenaire de DM-échange et mission pour ce projet est le Secaar. Celui-ci est un réseau de dix-huit Églises et organisations chrétiennes. Elles sont réparties dans une douzaine de pays, la plupart en Afrique de l’Ouest, dans des régions où la population vit de l’agriculture. Ces dernières années, les agricultrices et agriculteurs sont confrontés au défi de produire suffisamment de nourriture pour une population en pleine croissance, tout en préservant l’environnement et en s’adaptant aux changements climatiques.


Dans la vision du Secaar, le développement doit être intégral, ou holistique, c’est-à-dire touchant tous les domaines de la vie des individus. Leur vie sociale, matérielle et spirituelle, leur environnement. Dans les formations et le suivi offerts par le Secaar, on distingue trois axes : l’agro-écologie portée par une volonté de souveraineté alimentaire, la protection du climat et de l’environnement et le développement holistique.


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