À Loanga, l’un des villages burkinabè concerné par la création des groupes d’épargne et de crédit, on pourrait facilement croire que les deux groupes déjà créés sont mixtes bien que ce ne soit pas le cas. Les hommes aiment simplement participer aux rencontres des femmes. Le chef du village ne raterait en aucun cas une réunion, car il estime être garant de la réussite du projet.

« Nous participons avec joie aux réunions pour témoigner aux femmes notre soutien. Le projet a réellement changé la vie des femmes. Non seulement elles s’en sortent assez bien financièrement, mais il y a une véritable entente entre elles et un soutien mutuel. Les femmes se conseillent et partagent des expériences enrichissantes, et tout le village en bénéficie. »

Les hommes se placent à quelques mètres du cercle formé par les femmes. Leur présence ne gêne pas les membres du groupe qui se sentent au contraire flattées par le soutien reçu.

« L’obtention facile des prêts motive beaucoup de femmes à commencer des activités pour se sortir de la pauvreté. C’est parce qu’on se bat énormément pour y arriver que les hommes ont de plus en plus de respect à notre égard et nous soutiennent du mieux qu’ils le peuvent. »

Les réunions ont lieu chaque mardi soir. Dès l’arrivée des premières participantes, la place s’anime avec des bavardages, des chants et des danses. Lorsque tout le monde est présent, les femmes dansent encore une fois toutes ensemble avant de débuter la rencontre.

 

> Les deux groupes d’épargne et de crédit créés dans le village de Loanga ont déjà beaucoup de succès :

. Le groupe Relwendé, qui compte 30 membres, a permis d’accorder 19 prêts pour un montant total de 180’000 francs CFA (CHF 274.-).

. Le groupe Woumtaaba, qui compte 27 membres, a permis d’accorder 23 prêts pour un montant total de 241’500 francs CFA (CHF 368.-).

Soutenez ce projet:

Création de 15 groupes d’épargne communautaire pour les femmes